Visite au Musée Volant Salis : Collection Morane-Saulnier

Visite en images d’une des plus belles collection d’avions Morane-Saulnier historiques : le musée volant Salis à La Ferté-Alais.

Le Morane Saulnier MS.502 n°320, a été construit à Puteaux en 1945, et a servi dans l’Armée de l’Air puis a fait ses débuts dans la vie civile sous l’immatriculation F-BBUS comme remorqueur de planeurs au Centre National de Vol à Voile de la Montagne Noire. Acquis aux Domaines après le retrait de ces avions en 1976 il est restauré par Philippe Denis et Claude Darriet et revole en 1982 avant de rejoindre l’association Aéro Rétro de Saint Rambert d’Albon (07). Racheté par Jean Salis en juin 2000, il fait partie de la collection des Casques de cuir.

Le dernier MS 315 en état de vol avec son moteur d’origine, le Salmson 9Nc de 135 ch . Commandé par l’Armée de l’Air comme avion de début, il a été construit à Puteaux avant-guerre puis dans l’immédiat après-guerre sur le site de Tarbes-Ossun-Lourdes dans le cadre d’une commande de relance. Le F-AZAH n°254 serait l’un de ceux-ci. En 2011 il a été présenté en vol sur notre site pour la commémoration du centenaire de Morane-Saulnier.

Premier véritable avion conçu pour les aéroclubs par Geoffrey De Havilland, le Gypsy Moth a été construit sous licence en France sous l’appellation MS 60 « Moth Morane » avec un moteur Gipsy Major I de 100 ch. La Compagnie France-Aviation, filiale de Morane-Saulnier en a assemblé 48 dans ses ateliers de Boulogne-Billancourt. Cet appareil, le n°13 de série (C/N 3613), appartient à un collectionneur privé basé à La Ferté-Alais.
Le MS 317 de l’Amicale Jean-Baptiste Salis qui doit bientôt revoler, porte le numéro 6527. Il fait partie du lot de 40 MS 315 construits à Tarbes. Des avions rapidement cédés par l’armée de l’Air au service de la formation aéronautique pour renforcer le parc d’avions-remorqueurs de planeurs affectés aux centres nationaux de vol à voile ou affectés à des clubs. Des avions qui ont pour la plupart été transformés en MS 317 par le remplacement du moteur Salmson par un Continental W-640K de 220 ch, une hélice métallique Sensenich, des roues à pneumatiques avec freins, et une roulette de queue. Ce 6527 a servi à l’école Morane jusqu’en 1955, avant d’être transformé en MS 317 par la CAARP à Beynes (78) en 1961 puis affecté au Service de la formation aéronautique jusqu’en 1972 date à laquelle le parc d’avions-remorqueurs d’état est cédé à la Fédération française de vol à voile.
Le MS 138 est le dernier avion-école Morane-Saulnier équipé d’un moteur rotatif (Le Rhône 9C de 90 ch) avec le train à essieu, ultime évolution de formule parasol mais avec déjà les ailes en flèche et les structures métalliques qui annoncent la génération suivante.  
Sur 178 exemplaires construits, son principal client fut l’aéronautique militaire qui l’utilisa comme avion d’école de début en remplacement du MS 35. A l’avènement de l’armée de l’Air en 1934, il est retiré du service, remplacé par le MS 315, il faut aussi vendu à la Grèce, au Paraguay, au Danemark . Le numéro 3220 a été construit en 1928, a servi dans l’aéronautique puis dans des écoles civiles. Stocké pendant la guerre, dans la région de Brioude (Haute Loire), il est sur le point d’être acquis par un collectionneur américain en 1978 quand Jean Salis en entend parler et s’en porte acquéreur. Selon l’histoire familiale, son père Jean-Baptiste aurait donné le baptême de l’air à sa mère sur cet avion. Il a été l’un des premiers avions classés « Monument historique » en France.
MS 230, lui aussi classé monument historique, est la propriété de l’association « Les casques de cuir ». Portant le n°403, il est l’un des 805 MS 230 construits par Morane-Saulnier sur plus de 1 000 appareils construits toutes versions confondues. Biplace d’entraînement avancé, autorisé voltige, à moteur Salmson 9Ab de 230 ch, le MS 230 a eu son heure de gloire comme monture de la Patrouille d’Etampes (ancêtre de la Patrouille de France). Récupéré au début des années 1980, cet avion a été piloté par Michel Détroyat, chef-pilote de Morane-Saulnier et champion de voltige des années 30.
Le Sopwith 1 1/2 Strutter n’est pas un Morane-Saulnier ‘stricto sensu’ mais la firme de Puteaux en a construit plus de 250 exemplaires parmi les 4 797 construits en France à partir de 1916. Ce biplan à moteur rotatif Clerget de 130 ch, utilisé notamment pour le bombardement qui a succédé aux Farman et Voisin en 1917 et devant l’insuccès des bombardiers proposés par les constructeurs français. Un appareil assez fin car doté d’aérofreins. L’association Memorial Flight qui l’a restauré après l’avoir récupéré dans le fond d’un hangar ne connaît pas précisément son histoire mais il porte le numéro de construction 2897.
La réplique du Morane-Saulnier Type H construite par l’Amicale Jean-Baptiste Salis sous la direction de Jean Salis, avec les calculs de l’ingénieur Roland Payen, et réalisée par Marcel Bellencontre, René Ducalet, et les bénévoles de l’association. Equipé d’un authentique moteur rotatif Le Rhône 9C de 80 ch lubrifié à l’huile de ricin, il a participé en 2011 à la célébration à Tarbes du centenaire de Morane-Saulnier.

Le Morane-Saulnier Type AI, un MS 29, de l’Association Memorial Flight

Lancé en 1917 comme chasseur alternatif au Spad XIII dont le moteur V8 Hispano-Suiza refroidi par liquide connaissait des difficultés de mise au point, le Morane AI a été construit à près de 1 000 exemplaires en deux versions le MS 27 à une mitrailleuse avec moteur Gnome de 120 ch et le MS 29 à deux mitrailleuses équipé du moteur Gnome monosoupape de 160 ch. Avion réputé très agile, avec ailerons équilibrés, il équipe quatre escadrilles en ont été équipées début 1918 (156, 158, 160 et 161). Un pilote américain de la 156, le Lieutenant David Putnam, a remporté à son bord 6 victoires dont une homologuée début 1918. Retiré du front avec la standardisation du Spad XIII en juin 1918, les types AI sont remotorisés avec des moteurs de Gnome de 120 ch ou Clerget de 130 ch et connaissent une nouvelle carrière comme MS 30 dans les écoles de formation à la chasse comme celle de Pau et au sein de l’école de perfectionnement du corps expéditionnaire américain installée à Issoudun. C’est là qu’a la fin du conflit, en janvier 1919, le major Temple N. Joyce, enchaîne 300 loopings à la suite devant le général Pershing pour montrer la solidité du MS. Il deviendra par la suite l’agent de Morane-Saulnier aux Etats-Unis. Après la guerre les avions des surplus de guerre sont exportés dans de nombreux pays (Belgique, Japon, Pérou, Pologne, URSS) ou sont vendus à des écoles de pilotage civiles comme celle de l’as Charles Nungesser et bien sûr l’école de pilotage à Villacoublay. C’est la monture attitrée d’Alfred Fronval, le chef-pilote Morane-Saulnier, premier champion du monde de voltige à Zurich en 1927, qui forme la même année la « patrouille tricolore » avec Jean-Baptiste Salis (le fondateur de la Ferté-Alais) et Charles Robin.

Ce modèle, n°1567, est l’un des deux exemplaires originaux de l’association Memorial Flight. Celle-ci a a entrepris de le restaurer au standard du type MS 29, avec double mitrailleuse et équipé du Gnome Monosoupape de 160 ch.

1 réflexion sur « Visite au Musée Volant Salis : Collection Morane-Saulnier »

  1. Avatar de F Morane

    Merci pour cette belle annonce; je vais en faire part à la famille qui s’empressera sans doute d’aller voir la collection. Très amicalement

    Françoise Morane; un de mes petits fils s’appelle Léon Morane et était allé voir les machines à Tarbes.

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